Alors qu’une minorité de médecins s’interrogent sur les contre-indications aux vaccins, les publications médicales ne cessent d’en minimiser la portée. Pour endiguer le développement des certificats de contre-indication, une circulaire ministérielle a essayé d’en définir en 1978 une liste réduite au strict minimum. Bien qu’elle n’ait pas de valeur légale, cette liste a servi à l’Ordre des médecins pour poursuivre en justice des médecins accusés de faire des certificats de complaisance. En 1997, une nouvelle circulaire a annulé celle de 1978, sans la remplacer. Bien que le Guide des vaccinations de la DGS souligne que ce sont les contre-indications mentionnées dans les notices officielles de chaque vaccin qui servent de référence, on en est revenu désormais à la liberté d’appréciation du médecin (sauf dans le cas de l’obligation vaccinale par BCG). Désormais, même s’il y a des recommandations générales, les contre-indications doivent être envisagées vaccin par vaccin et patient par patient.
1- Principales contre-indications classiquement admises
Contre-indications générales à tous les vaccins : fièvre, maladies infectieuses en cours d’évolution, diabète non stabilisé, maladies évolutives chroniques (eczéma constitutionnel, psoriasis notamment).
Contre-indications propres aux vaccins vivants (BCG, polio oral, rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune). En raison de l’activité du virus qui est seulement atténuée et présente toujours un risque de reprise d’un certain degré de virulence, les vaccins vivants sont contre-indiqués en cas de grossesse, dans les maladies malignes évolutives (sauf BCG), dans tous les cas de déficit immunitaire congénital ou acquis : sida, traitements immunosuppresseurs (chimiothérapie, corticoïdes).
Contre-indications spécifiques à certains vaccins : principalement une forte réaction à une première injection contre-indique de nouvelles injections ou un rappel (coqueluche, pneumocoque, leptospirose, choléra). Certains vaccins n’ont pas de contre-indication spécifique (haemophilus, hépatite A, hépatite B, diphtérie, tétanos, polio injectable). Il existe toutefois des précautions d'emploi : avant toute vaccination, et notamment avant les vaccins hépatite B, il faut peser les avantages et les inconvénients chez un patient ayant des antécédents personnels ou familiaux de sclérose en plaques.
Pas de contre-indications dans les problèmes cardiaques, insuffisances respiratoires, eczémas et toutes dermatoses (maladies de peau).
Dans les maladies neurologiques évolutives, seul le vaccin contre la coqueluche est contre-indiqué.
Allergies : officiellement, les vaccins ne sont pas contre-indiqués chez les sujets allergiques, sauf en cas d’allergie connue aux protéines de l’œuf (grippe, oreillons, rougeole, fièvre jaune) ou à l’un des constituants du vaccin, ce qui fait pas de mal de cas.
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